La Cour d'assises du Bas-Rhin devra notamment découvrir pourquoi la mère de l'enfant n'a rien entrepris pour mettre un terme à ces violences. Photo AFP/FREDERICK FLORI
«UNE ENFANCE heureuse.» La Strasbourgeoise Adeline Marfe, la mère du petit Dylan, mort le 3 octobre 2003 au terme d'atroces souffrances infligées par son compagnon sans qu'elle intervienne, affirme «n'avoir jamais manqué de rien, ni d'amour, ni d'affection». Issue d'un milieu modeste, mais pas pauvre, la jeune femme de 26 ans qui comparaît, depuis hier et jusqu'au 31 mars, avec son concubin, Christophe Beugnot, devant les assises du Bas-Rhin, voulait être institutrice de maternelle. «J'adore les enfants», a-t-elle affirmé, en réponse aux questions plutôt bienveillantes du président Jérôme Bensussan.
Dès l'ouverture du procès, l'ambiance est pesante dans la salle et le climat tendu entre les deux coaccusés. Après la lecture de l'ordonnance de mise en accusation, un document de 60 pages qui détaille les sévices infligés par son «papa» à l'enfant de quatre ans, le magistrat rappelle aux jurés, visiblement impressionnés, qu'il s'agit «de charges et non de preuves».
Pendant plus de trois heures, les deux concubins, installés l'un derrière l'autre, encadrés par quatre policiers, écoutent le minutieux et accablant rapport du juge d'instruction, les yeux baissés. Le crâne déjà dégarni, le visage poupin, mal rasé, Christophe Beugnot, 22 ans, pas très grand mais râblé, reste le torse penché en avant. Il ne réagit ni à la lecture des sévices qui ont conduit à la mort de l'enfant, ni à son portrait esquissé à travers les témoignages.
Des phrases courtes et stéréotypées
«C'était un individu violent, voire sadique, envers les plus faibles», conclut l'un des experts. Pendant les interrogatoires, il est apparu «insolent, arrogant, menaçant». Il a d'ailleurs prévenu Adeline qu'il la tuerait si elle maintenait ses accusations contre lui.
Toute la matinée, la jeune femme, une petite brune un peu ronde, a semblé apeurée, essuyant une larme de temps en temps. Lors de l'instruction, elle n'a jamais réussi à expliquer pourquoi elle n'a rien fait pour protéger son enfant, ni pour alerter sa famille ou les autorités, ni pour lui faire prodiguer des soins qui auraient pu le sauver. Pourtant, dit-elle, elle s'est rendu compte que «Dylan mourait à petit feu...».
Ces faits terribles ne seront évoqués que plus tard dans le procès. Hier, le président Bensussan a voulu permettre à Adeline Mafre de s'expliquer sur sa vie d'avant Beugnot. Comme une gamine devant le tableau noir, la jeune femme répond, l'air buté, par des phrases courtes et stéréotypées, sur un ton monocorde. Elle insiste longuement sur sa scoliose. «Cela me suivra toute ma vie», s'insurge-t-elle, comme pour s'apitoyer sur elle-même.
Bonne élève en primaire, elle redouble sa 4e dans une école privée religieuse de bonne réputation. «C'est suite à l'incident. Je n'arrivais plus à me concentrer», laisse-t-elle tomber. L'incident, c'est le «viol» subi pendant son adolescence. «Un procès en assises est un moment de vérité», l'interrompt le président, agacé. Il lui fait remarquer que l'affaire, qui a eu lieu pendant son redoublement, avait été requalifiée à l'époque en atteinte sexuelle sur mineur, «sans contrainte, sans violence». «J'étais sous son emprise», se défend-elle.
Le président insiste : «Vous étiez toujours sous l'emprise de vos compagnons ?» Elle fait mine de ne pas comprendre, hésite, avant de répliquer : «Je n'aime pas le sexe.» Sa cousine avait eu cette parole terrible : «Plus le sexe marchait, plus elle s'en accommodait. Cela l'arrangeait que Christophe dresse les gosses...»
Hier, Adeline Marfe a joué les femmes «soumises». «Vous ne l'étiez pas entièrement, puisque c'est vous qui mettiez fin aux relations avec vos compagnons», a rétorqué Jérôme Bensussan, en faisant allusion à sa rupture avec son premier mari, le père de ses deux garçons.
Au premier jour de son procès d'assises, Adeline Marfe invoque sa soumission à son compagnon violent, meurtrier présumé du petit garçon.
La Cour d'assises du Bas-Rhin devra notamment découvrir pourquoi la mère de l'enfant n'a rien entrepris pour mettre un terme à ces violences. Photo AFP/FREDERICK FLORI
«UNE ENFANCE heureuse.» La Strasbourgeoise Adeline Marfe, la mère du petit Dylan, mort le 3 octobre 2003 au terme d'atroces souffrances infligées par son compagnon sans qu'elle intervienne, affirme «n'avoir jamais manqué de rien, ni d'amour, ni d'affection». Issue d'un milieu modeste, mais pas pauvre, la jeune femme de 26 ans qui comparaît, depuis hier et jusqu'au 31 mars, avec son concubin, Christophe Beugnot, devant les assises du Bas-Rhin, voulait être institutrice de maternelle. «J'adore les enfants», a-t-elle affirmé, en réponse aux questions plutôt bienveillantes du président Jérôme Bensussan.
Dès l'ouverture du procès, l'ambiance est pesante dans la salle et le climat tendu entre les deux coaccusés. Après la lecture de l'ordonnance de mise en accusation, un document de 60 pages qui détaille les sévices infligés par son «papa» à l'enfant de quatre ans, le magistrat rappelle aux jurés, visiblement impressionnés, qu'il s'agit «de charges et non de preuves».
Pendant plus de trois heures, les deux concubins, installés l'un derrière l'autre, encadrés par quatre policiers, écoutent le minutieux et accablant rapport du juge d'instruction, les yeux baissés. Le crâne déjà dégarni, le visage poupin, mal rasé, Christophe Beugnot, 22 ans, pas très grand mais râblé, reste le torse penché en avant. Il ne réagit ni à la lecture des sévices qui ont conduit à la mort de l'enfant, ni à son portrait esquissé à travers les témoignages.
Des phrases courtes et stéréotypées
«C'était un individu violent, voire sadique, envers les plus faibles», conclut l'un des experts. Pendant les interrogatoires, il est apparu «insolent, arrogant, menaçant». Il a d'ailleurs prévenu Adeline qu'il la tuerait si elle maintenait ses accusations contre lui.
Toute la matinée, la jeune femme, une petite brune un peu ronde, a semblé apeurée, essuyant une larme de temps en temps. Lors de l'instruction, elle n'a jamais réussi à expliquer pourquoi elle n'a rien fait pour protéger son enfant, ni pour alerter sa famille ou les autorités, ni pour lui faire prodiguer des soins qui auraient pu le sauver. Pourtant, dit-elle, elle s'est rendu compte que «Dylan mourait à petit feu...».
Ces faits terribles ne seront évoqués que plus tard dans le procès. Hier, le président Bensussan a voulu permettre à Adeline Mafre de s'expliquer sur sa vie d'avant Beugnot. Comme une gamine devant le tableau noir, la jeune femme répond, l'air buté, par des phrases courtes et stéréotypées, sur un ton monocorde. Elle insiste longuement sur sa scoliose. «Cela me suivra toute ma vie», s'insurge-t-elle, comme pour s'apitoyer sur elle-même.
Bonne élève en primaire, elle redouble sa 4e dans une école privée religieuse de bonne réputation. «C'est suite à l'incident. Je n'arrivais plus à me concentrer», laisse-t-elle tomber. L'incident, c'est le «viol» subi pendant son adolescence. «Un procès en assises est un moment de vérité», l'interrompt le président, agacé. Il lui fait remarquer que l'affaire, qui a eu lieu pendant son redoublement, avait été requalifiée à l'époque en atteinte sexuelle sur mineur, «sans contrainte, sans violence». «J'étais sous son emprise», se défend-elle.
Le président insiste : «Vous étiez toujours sous l'emprise de vos compagnons ?» Elle fait mine de ne pas comprendre, hésite, avant de répliquer : «Je n'aime pas le sexe.» Sa cousine avait eu cette parole terrible : «Plus le sexe marchait, plus elle s'en accommodait. Cela l'arrangeait que Christophe dresse les gosses...»
Hier, Adeline Marfe a joué les femmes «soumises». «Vous ne l'étiez pas entièrement, puisque c'est vous qui mettiez fin aux relations avec vos compagnons», a rétorqué Jérôme Bensussan, en faisant allusion à sa rupture avec son premier mari, le père de ses deux garçons.
Au premier jour de son procès d'assises, Adeline Marfe invoque sa soumission à son compagnon violent, meurtrier présumé du petit garçon.
La Cour d'assises du Bas-Rhin devra notamment découvrir pourquoi la mère de l'enfant n'a rien entrepris pour mettre un terme à ces violences. Photo AFP/FREDERICK FLORI
«UNE ENFANCE heureuse.» La Strasbourgeoise Adeline Marfe, la mère du petit Dylan, mort le 3 octobre 2003 au terme d'atroces souffrances infligées par son compagnon sans qu'elle intervienne, affirme «n'avoir jamais manqué de rien, ni d'amour, ni d'affection». Issue d'un milieu modeste, mais pas pauvre, la jeune femme de 26 ans qui comparaît, depuis hier et jusqu'au 31 mars, avec son concubin, Christophe Beugnot, devant les assises du Bas-Rhin, voulait être institutrice de maternelle. «J'adore les enfants», a-t-elle affirmé, en réponse aux questions plutôt bienveillantes du président Jérôme Bensussan.
Dès l'ouverture du procès, l'ambiance est pesante dans la salle et le climat tendu entre les deux coaccusés. Après la lecture de l'ordonnance de mise en accusation, un document de 60 pages qui détaille les sévices infligés par son «papa» à l'enfant de quatre ans, le magistrat rappelle aux jurés, visiblement impressionnés, qu'il s'agit «de charges et non de preuves».
Pendant plus de trois heures, les deux concubins, installés l'un derrière l'autre, encadrés par quatre policiers, écoutent le minutieux et accablant rapport du juge d'instruction, les yeux baissés. Le crâne déjà dégarni, le visage poupin, mal rasé, Christophe Beugnot, 22 ans, pas très grand mais râblé, reste le torse penché en avant. Il ne réagit ni à la lecture des sévices qui ont conduit à la mort de l'enfant, ni à son portrait esquissé à travers les témoignages.
Des phrases courtes et stéréotypées
«C'était un individu violent, voire sadique, envers les plus faibles», conclut l'un des experts. Pendant les interrogatoires, il est apparu «insolent, arrogant, menaçant». Il a d'ailleurs prévenu Adeline qu'il la tuerait si elle maintenait ses accusations contre lui.
Toute la matinée, la jeune femme, une petite brune un peu ronde, a semblé apeurée, essuyant une larme de temps en temps. Lors de l'instruction, elle n'a jamais réussi à expliquer pourquoi elle n'a rien fait pour protéger son enfant, ni pour alerter sa famille ou les autorités, ni pour lui faire prodiguer des soins qui auraient pu le sauver. Pourtant, dit-elle, elle s'est rendu compte que «Dylan mourait à petit feu...».
Ces faits terribles ne seront évoqués que plus tard dans le procès. Hier, le président Bensussan a voulu permettre à Adeline Mafre de s'expliquer sur sa vie d'avant Beugnot. Comme une gamine devant le tableau noir, la jeune femme répond, l'air buté, par des phrases courtes et stéréotypées, sur un ton monocorde. Elle insiste longuement sur sa scoliose. «Cela me suivra toute ma vie», s'insurge-t-elle, comme pour s'apitoyer sur elle-même.
Bonne élève en primaire, elle redouble sa 4e dans une école privée religieuse de bonne réputation. «C'est suite à l'incident. Je n'arrivais plus à me concentrer», laisse-t-elle tomber. L'incident, c'est le «viol» subi pendant son adolescence. «Un procès en assises est un moment de vérité», l'interrompt le président, agacé. Il lui fait remarquer que l'affaire, qui a eu lieu pendant son redoublement, avait été requalifiée à l'époque en atteinte sexuelle sur mineur, «sans contrainte, sans violence». «J'étais sous son emprise», se défend-elle.
Le président insiste : «Vous étiez toujours sous l'emprise de vos compagnons ?» Elle fait mine de ne pas comprendre, hésite, avant de répliquer : «Je n'aime pas le sexe.» Sa cousine avait eu cette parole terrible : «Plus le sexe marchait, plus elle s'en accommodait. Cela l'arrangeait que Christophe dresse les gosses...»
Hier, Adeline Marfe a joué les femmes «soumises». «Vous ne l'étiez pas entièrement, puisque c'est vous qui mettiez fin aux relations avec vos compagnons», a rétorqué Jérôme Bensussan, en faisant allusion à sa rupture avec son premier mari, le père de ses deux garçons.
La Commission nationale consultative des droits de l'Homme (CNCDH) tire la sonnette d'alarme face à l' « augmentation inquiétante du pourcentage de personnes qui s'avouent racistes ». Même si l'année 2005 a globalement été marquée par une diminution d'un tiers des actes racistes.
En cette journée internationale contre le racisme, une personne interrogée sur trois en France dirait d'elle-même qu'elle est raciste - dont 24 % « un peu » raciste, selon un sondage effectué en novembre 2005 et publié par la Commission nationale consultative des droits de l'Homme (CNCDH). Un chiffre en hausse de huit points par rapport à 2004 (25,1 %). A l'inverse, 40 % des personnes interrogées se défendent de toute attitude raciste, ce qui représente un recul de 8 points.
Pour Michel Forst, secrétaire général de la Commission, le fait que « le nombre des victimes est resté globalement stable et que l'état de l'opinion se soit aggravé » est « sacrément inquiétant ». Depuis 1993, « on est dans une tendance en forte augmentation» puisque le nombre de violences et menaces racistes et antisémites est globalement passé d'environ 200 annuellement à un millier aujourd'hui ».
Selon un autre sondage commandé par le Mrap et diffusé lundi, près de la moitié des jeunes (49%) ressent l'existence de préjugés et de discriminations racistes dans le système scolaire, en cette semaine d'éducation à la citoyenneté contre le racisme. Toutefois, les chiffres de la violence raciste, antisémite et xénophobe en milieu scolaire ont aussi baissé de manière significative (- 54 %), selon les données du ministère de l'Intérieur.
Diminution globale des actes racistes
Parallèlement, la Commission « se félicite » d'« une diminution globale des actes racistes » révélée par la publication, en janvier dernier, de statistiques du ministère de l'Intérieur. Selon ces chiffres, les actions et menaces racistes ont diminué de 22% en 2005, et les violences et menaces antisémites de 48 % par rapport à 2004. Le nombre des actions et menaces racistes, xénophobes et antisémites sont passées de 1574 en 2004 à 974 en 2005, soit une baisse de 38%.
La CNCDH se déclare également « frappée » du nombre important d'actes et menaces imputables à l'extrême droite : 43% des 974 actions et menaces recensées leur sont ainsi attribuées.
En conclusion de son rapport, la Commission émet pour la première fois vingt-sept « recommandations » dans lesquelles elle déplore un « essoufflement dans la mobilisation du public » contre le racisme, l'antisémitisme et la xénophobie.
La Commission nationale consultative des droits de l'Homme (CNCDH) tire la sonnette d'alarme face à l' « augmentation inquiétante du pourcentage de personnes qui s'avouent racistes ». Même si l'année 2005 a globalement été marquée par une diminution d'un tiers des actes racistes.
En cette journée internationale contre le racisme, une personne interrogée sur trois en France dirait d'elle-même qu'elle est raciste - dont 24 % « un peu » raciste, selon un sondage effectué en novembre 2005 et publié par la Commission nationale consultative des droits de l'Homme (CNCDH). Un chiffre en hausse de huit points par rapport à 2004 (25,1 %). A l'inverse, 40 % des personnes interrogées se défendent de toute attitude raciste, ce qui représente un recul de 8 points.
Pour Michel Forst, secrétaire général de la Commission, le fait que « le nombre des victimes est resté globalement stable et que l'état de l'opinion se soit aggravé » est « sacrément inquiétant ». Depuis 1993, « on est dans une tendance en forte augmentation» puisque le nombre de violences et menaces racistes et antisémites est globalement passé d'environ 200 annuellement à un millier aujourd'hui ».
Selon un autre sondage commandé par le Mrap et diffusé lundi, près de la moitié des jeunes (49%) ressent l'existence de préjugés et de discriminations racistes dans le système scolaire, en cette semaine d'éducation à la citoyenneté contre le racisme. Toutefois, les chiffres de la violence raciste, antisémite et xénophobe en milieu scolaire ont aussi baissé de manière significative (- 54 %), selon les données du ministère de l'Intérieur.
Diminution globale des actes racistes
Parallèlement, la Commission « se félicite » d'« une diminution globale des actes racistes » révélée par la publication, en janvier dernier, de statistiques du ministère de l'Intérieur. Selon ces chiffres, les actions et menaces racistes ont diminué de 22% en 2005, et les violences et menaces antisémites de 48 % par rapport à 2004. Le nombre des actions et menaces racistes, xénophobes et antisémites sont passées de 1574 en 2004 à 974 en 2005, soit une baisse de 38%.
La CNCDH se déclare également « frappée » du nombre important d'actes et menaces imputables à l'extrême droite : 43% des 974 actions et menaces recensées leur sont ainsi attribuées.
En conclusion de son rapport, la Commission émet pour la première fois vingt-sept « recommandations » dans lesquelles elle déplore un « essoufflement dans la mobilisation du public » contre le racisme, l'antisémitisme et la xénophobie.
La Commission nationale consultative des droits de l'Homme (CNCDH) tire la sonnette d'alarme face à l' « augmentation inquiétante du pourcentage de personnes qui s'avouent racistes ». Même si l'année 2005 a globalement été marquée par une diminution d'un tiers des actes racistes.
En cette journée internationale contre le racisme, une personne interrogée sur trois en France dirait d'elle-même qu'elle est raciste - dont 24 % « un peu » raciste, selon un sondage effectué en novembre 2005 et publié par la Commission nationale consultative des droits de l'Homme (CNCDH). Un chiffre en hausse de huit points par rapport à 2004 (25,1 %). A l'inverse, 40 % des personnes interrogées se défendent de toute attitude raciste, ce qui représente un recul de 8 points.
Pour Michel Forst, secrétaire général de la Commission, le fait que « le nombre des victimes est resté globalement stable et que l'état de l'opinion se soit aggravé » est « sacrément inquiétant ». Depuis 1993, « on est dans une tendance en forte augmentation» puisque le nombre de violences et menaces racistes et antisémites est globalement passé d'environ 200 annuellement à un millier aujourd'hui ».
Selon un autre sondage commandé par le Mrap et diffusé lundi, près de la moitié des jeunes (49%) ressent l'existence de préjugés et de discriminations racistes dans le système scolaire, en cette semaine d'éducation à la citoyenneté contre le racisme. Toutefois, les chiffres de la violence raciste, antisémite et xénophobe en milieu scolaire ont aussi baissé de manière significative (- 54 %), selon les données du ministère de l'Intérieur.
Diminution globale des actes racistes
Parallèlement, la Commission « se félicite » d'« une diminution globale des actes racistes » révélée par la publication, en janvier dernier, de statistiques du ministère de l'Intérieur. Selon ces chiffres, les actions et menaces racistes ont diminué de 22% en 2005, et les violences et menaces antisémites de 48 % par rapport à 2004. Le nombre des actions et menaces racistes, xénophobes et antisémites sont passées de 1574 en 2004 à 974 en 2005, soit une baisse de 38%.
La CNCDH se déclare également « frappée » du nombre important d'actes et menaces imputables à l'extrême droite : 43% des 974 actions et menaces recensées leur sont ainsi attribuées.
En conclusion de son rapport, la Commission émet pour la première fois vingt-sept « recommandations » dans lesquelles elle déplore un « essoufflement dans la mobilisation du public » contre le racisme, l'antisémitisme et la xénophobie.